Nous poursuivons notre série de témoignages avec Claudia, Activ'Actrice de Bischheim, qui s’investit dans une action citoyenne pour relever le défi de la garde d’enfants dans le quartier des Ecrivains !

 

 

Peux-tu partager des choses que tu aimes dans la vie ?

Prendre soin des autres, et qu’ils puissent aussi me renvoyer la balle. J’aide quand je peux mais je ne m’oublie pas, ni ma famille. J’adore aussi la cuisine et faire des choses créatives avec les enfants. Quand il fait ce temps-là il faut bien les occuper à la maison !


Quelles sont tes forces ?

Je suis assez généreuse, créative. Mes enfants sont aussi une force. J’ai toujours rêvé de fonder une famille nombreuse, depuis gamine. Ils m’apportent de la joie de vivre, du soutien et de la bonne énergie.

 

De quoi es-tu la plus fière ?

Je suis fière d’élever mes quatre enfants seule et de voir qu’ils ont du respect pour les autres. Je suis à fond derrière eux parce que je n’ai pas eu cette chance et on me fait beaucoup de retours positifs sur eux : tout le monde me dit « Chapeau ! Ils sont bien élevés ! »

Quelles sont tes valeurs, ce qui compte le plus pour toi ?

La patience, par rapport à tout. Le dialogue avec tout le monde, la politesse. J’ai fait en sorte que mes enfants aient du respect pour les personnes qu’ils ne connaissent pas. Je mets des règles et des limites, tout en accordant de la liberté, en ne les étouffant pas.

Comment as-tu connu Activ’Action ?

C’est Agnès Kraemer* qui m’en a parlé. Au début je n’étais pas très motivée parce que j’ai fait pas mal de formations, sans rien derrière. Après je me suis dit « pourquoi pas, ça me permet de rencontrer d’autres personnes, de sortir de chez moi, de ne pas me couper du monde, ne pas être dans une routine et un cercle vicieux. »


Ce que tu aimes bien chez Activ’Action ?

Chaque personne a des idées différentes et c’est toujours bon à prendre. J’aime bien être en groupe. C’est un milieu ouvert : tu ne nous imposes pas un cadre trop rigide, tu nous laisses nous exprimer librement.
Ça me fait penser à Retravailler 67 : une des formatrices m’a beaucoup soutenue dans une période difficile, pour ne pas perdre espoir. C’est grâce à elle que j’ai connu Agnès Kraemer et que j’ai repris du poil de la bête.

Tu es très investie dans un Café Co** autour du thème de la garde d’enfants : est-ce que tu peux nous en dire plus ?

J’aimerais faire bouger les choses au niveau des enfants, pour faire vivre le quartier, pour les enfants comme pour nous ! On est partis du constat qu’il manque des solutions de garde dans le quartier et on veut amener les habitants et les partenaires à réfléchir ensemble pour proposer de nouvelles idées ! Pourquoi pas faire du défi de la garde d’enfants une opportunité pour faire vivre le quartier ?
Ce dont j’ai envie c’est aussi de faire comprendre que l’entraide c’est important. Je vois que là où j’habite, on est 2 voisines à avoir des enfants et on s’entraide beaucoup (sur les 8 habitants de l’immeuble). Les autres ne sont pas dans cette dynamique et je trouve ça dommage parce qu’entre voisins on pourrait s’entraider plus.
Dans le Café Co on est un groupe de 6-7 personnes, habitants et partenaires. Notre envie c’est de rassembler des parents et partenaires lors d’un petit déj’ le 13 mars*** pour partager notre envie de faire bouger les choses pour la garde d’enfants et de créer une dynamique de groupe plus large pour réfléchir à de nouvelles solutions, s’entraider et faire remonter des idées !


Qu’est-ce qui te motive dans ce projet ?

Je me mets à la place des autres parents, on est tous dans la même barque. Moi personnellement j’ai envie de m’en sortir, retrouver un emploi stable et qui me permette d’élever mes enfants. Mais par exemple, un patron m’a appelé un jour pour me proposer un poste que je n’ai pas pu accepter à cause des horaires… Et la plupart des personnes avec qui on échange dans le cadre du Café Co disent que la garde d’enfants est un frein pour trouver un emploi !


Qu’est-ce que tu apportes dans ce projet ?

De l’énergie, des idées, je vais vers les gens pour les questionner sur leurs problématiques et leur donner envie de s’investir. Plus le groupe s’agrandit plus on aura de chances de créer de nouvelles solutions !


Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui a envie de faire bouger les choses, lequel ce serait ?

Fonce ! C’est toujours bon d’y aller, c’est enrichissant de partager ses idées avec d’autres ! Si on n’y va pas, rien ne bouge ! Faut oser dans la vie, si on n’ose pas c’est normal de ne pas y arriver.


*Agnès Kraemer est une assistante sociale du Conseil Départemental 67, et partenaire d’Activ’Action depuis 2 ans
** Les Cafés Co sont des ateliers réunissant habitants et partenaires d’un quartier pour imaginer et concrétiser une action citoyenne en 1 ou 2 mois.
*** RDV au Local Albert Camus le 13 mars de 9h à 11h30 autour d’un petit dej pour échanger vos idées sur la garde d’enfants dans le quartier. Inscrivez-vous auprès de Laurie au 06 81 18 61 66 ou par mail : laurie@activaction.org

 

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